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Juillet

Juillet

Allongée dans l’écume de mon lit bateau, le regard perdu vers la fenêtre, je contemple la voile blanche que le vent de la ville gonfle au rythme de ses respirations. Ventricule transparente, elle bat au-dessus de la mer des toits bleus et des nuages effilés.

Broderies délicates, glaces lait de coco, chemise en lin et branches de gypsophiles séchées : le blanc s’est invité pour la belle saison. Caressé par les lignes de lumière et les gorgées de soleil, il danse dans la pièce. Dans le petit appartement, l’air, chaud et caressant, fait craquer les planches miellées et claquer les portes en bois.

Les heures qui passent ont un goût de vanille, de pieds dans le sable, de glace qui coule le long des doigts, de thym citron et d’eau salée.

Là, d’un pas assuré, après quelques enjambées timides balancées chausses hautes sur le sixième grégorien, l’été a posé ses valises au creux de Juillet. Première parenthèse, moitié de lune porteuse d’une promesse ; celle du murmure des jours les plus doux de l’année.

Choses vues et aimées

Choses vues et aimées


Le retour des fruits de soleil

De l’inspiration, du beau et du bon

Quelques brins de gypsophiles et de fleurs de cire sous la lumière dorée

La lumière de Paris

Un bout du ciel en aquarelle

Octobre maintenant

Octobre maintenant

Je veux me glisser dans Octobre et me laisser tomber entre le m et n de l’automne. Ne trouvez-vous pas qu’il y a là comme un creux linguistique, un rebondi joyeux où il fait bon se glisser, comme quand on s’échappe dans les profondeurs d’un fauteuil moelleux, qu’on s’enfonce, qu’on glisse son pied sous les jambes, qu’on remue, et que là, après un quart de tour de hanche délicat juste un peu rien qu’un peu à droite vers l’ouest, on est juste bien ?

Octobre en bord de mer. Les débuts. La lumière d’automne, rasante et dorée, se glisse entre la vague et le sel, touche avec précaution l’océan, l’encercle comme le cadre doré d’un tableau de maître dont les lignes diluées s’écraseraient sur le sable volant. Là, le corps s’agite, respire comme pour la dernière fois avant le grand creux de poussière et de temps. Sous les cils, les paupières se plissent, prennent tout ce qu’elles peuvent prendre, se referment sur le coeur et y déposent, avec la plus grande délicatesse, un trésor secret, de ceux dont on jure solennellement qu’on a perdu la clef, cachée au fond des souvenirs glacés.

Octobre m’enveloppe. Dans le soir gris de Paris, jour dehors mais nuit dedans, le soir tombe doucement. Octobre me prend, m’engloutit dans ses draps de feuilles mortes, petits éclats dorés de l’éphèmère. Octobre, la Samain, le début et la fin. Octobre, doucement, dans le creux de son corps, me berce et me chuchote à l’oreille « Je te tiens ».

C’était ça, les vacances

C’était ça, les vacances

I. Les images en noir et blanc. Cinéma seule à 16H45.

II. Le riz basmati, oignons cuivrés, crème et pommes caramélisées.

III. La lumière des soirs d’été sur les toits parisiens.

IV. Les feux d’artifices à 23H01 enroulés dans une couverture devant la fenêtre entrouverte.

V. Tomber en amour au musée de l’Orangerie.

VI. Lait citron et redécouverte de l’amour de soi.

VII. Les jardins du Luxembourg, les genous repliés sous soi, à l’ombre.

VIII. L’excitation du départ, presque là.

IX. L’eau salée qui rentre dans la bouche, dans le nez, dans le coeur.

X. Le maillot de bain rouge.

XI. La crème qui colle, les taches de rousseurs qui se multiplient quand même par milliers.

XII. Se lever, une seconde, deux, rouler sous l’eau : la force de l’océan.

XIII. Le temps qui passe dans les yeux d’une nouvelle fleur qui s’ouvre.

XIV. La beauté de la mer, toujours.

XV. Trop tôt, se glisser dans l’eau, faire la planche, les feuilles qui jouent avec le soleil du matin naissant.

XVI. Les éclats de rire, l’amour et les mains qui se serrent.

XVII. La meilleure tarte au citron de l’univers.

XVIII. L’eau glacée de la rivière de montage. Transparence, délice gelé.

XIV. Les grains de sable dans le sac, sur la peau, dans les cheveux, dans ce qui devient, à partir de maintenant, les souvenirs.

XX. L’odeur des carnets neufs à l’aube d’une nouvelle année.

**

Je suis de retour par ici. J’espère que vous avez passé de merveilleuses vacances.

Slow-life - des idées pour ralentir le rythme

Slow-life : des idées pour ralentir le rythme

En ce moment, les jours rallongent et chaque soir, les rayons du soleil s’étirent paresseusement sur mes draps clairs. Le vent s’invite dans l’appartement, glisse sur le parquet ambré et reprend sa course folle en s’échappant vers l’autre fenêtre. De mon 5ème étage tour d’ivoire, j’entends au loin les cling cling des automobolistes et des vélos, le ronronnement du chat endormi sur les tuiles gris cendré et le claquement réguliers des talons sur les pavés durs.

Crème glacée coco citron basilic, tissus qui remontent un peu plus sur la jambe, voiles qui volent au vent, thé glacé rondelle de citron dans le verre transparent : avant même le fameux sosltice qui marque fermement et officiellement le début de la saison des vagues, du sable dans les chaussures et des taches de rousseur par milliers, l’été est là.

La douceur de ce mois de juin est une merveille. Cette sensation de sérénité à l’approche de la belle saison me donne des envies de lenteur ; je regarde fascinée le ciel bleu qui s’est posé sur les toits de Paris, qui y a pris ses aises et qui ne veut plus s’en aller. 

Alors pour fêter ce mois si doux, voilà quelques idées pour ralentir et placer le rythme de son coeur et de son corps sur une cadence estivale tempo giusto.

Avancer sa montre (arrêter de courir après le temps)

Un conseil bien rationnel s’il en est, surtout venant de ma part, la procrastinatrice-jen’aique15minutesderetardtoutvabien. Vous allez me dire, cette fille n’a quand même pas inventé l’eau froide, être à l’heure rien de plus normal ; oui mais quand même.

De plus en plus, j’essaye de partir en avance à mes rendez-vous. Parce que j’ai remarqué qu’en plus de m’épargner le stress du « vais-je-arriver-à-l’heure-oui-si-ce-métro-arrive-plus-vite-que-ça », je prends le temps de regarder autour de moi et de profiter des petits instants précieux : le vent qui caresse mes chevilles en sortant du métro, l’odeur des croissants frais en passant devant mon café préféré, la lumière, Paris – ses terasses, ses fleurs et ses limonades – si joli sous le soleil. Ou alors au contraire, sur ce même chemin, je n’hésite plus à me plonger dans mon livre du moment, sans avoir à regarder ma montre toutes les minutes.

Vous pouvez croire sur parole une retardataire chronique qui se repend, ces quelques minutes prises à la montre permettent une véritable jouissance de l’instant.

Eteindre les écrans le soir (après une certaine heure)

Vraie mordue de l’Internet, j’ai souvent du mal à m’éloigner de mon écran. Surtout à la fin de la soirée, lorsque mon corps perçoit tout changement d’activité comme une 13ème épreuve herculéenne.

Depuis quelques mois pourtant, j’ai pris l’habitude – le plus tôt dans la soirée est le mieux -, d’éteindre tout ça pour lire, lire et relire. Je crois que je ne connais pas de meilleure sensation que celle que je ressens quand je constate que je peux rester encore bien au chaud quelques heures, engloutie dans les mots de cette histoire absolument fantastique.

En vérité, je triche un peu puisque je parcours les pages de façon virtuelle, sur l’écran d’une liseuse (cet objet est une vraie merveille pour les lecteurs boulimiques).

Je trouve que le temps à tendance à filer de façon beaucoup plus lisse devant un écran. Devant un livre, même si les heures peuvent parfois s’écouler à toute allure, le temps passe de façon plus profonde, plus intense, plus vécue aussi sûrement.  

Sélectionner les informations (ne pas être passif, choisir)

En ce moment, je suis à peu près autant au courant de l’actualité qu’un nouveau-né. Non pas que je ne m’intéresse plus à rien, mais je sélectionne très soigneusement ce sur quoi mes yeux se posent. Faire une pause avec « les informations », la plupart du temps assez anxiogènes il faut bien l’avouer, cela fait beaucoup de bien. Essayez, vous verrez.

L’art des quêtes inutiles (devenir chevalier du Temps Perdu)

Aujourd’hui, la productivité règne en maîtresse absolue sur le Temps. Ralentir, c’est aussi se jouer de cette idée qu’on doit maximiser l’utilité de chaque minute. Pour cela, rien de mieux que de se lancer dans des Graal modernes. Mélanger les couleurs des tubes d’aquarelles sur des feuilles cartonnées, juste pour le plaisir des couleurs ; chercher et tester environ trente-deux recettes (et autant de fournées) pour atteindre le but ultime, les meilleurs cookies de l’univers – pas moins – ; ou encore s’allonger dans des draps frais, regarder par la fenêtre, écouter les bruits de la ville et compter le nombre de miaulement au quart d’heure du chat des voisins.

Ne rien faire

Parce que c’est presque l’été et que, rien que ça, c’est une raison suffisante. 

Et vous, vous avez des astuces pour faire ralentir le temps qui défile ? 

Simplifier sa vie - pour quoi faire

Simplifier sa vie : pour quoi faire ?

Cet article était en projet dans mes brouillons mais c’est un – ou plutôt deux – posts récents de Marie, la chic fille (et les commentaires qui les ont accompagnés) qui m’ont décidée à le publier.

En substance, Marie explique (je vous encourage à la lire, ce sera sans doute plus clair) qu’elle pense avoir fait le tour du processus d’épuration de sa garde-robe. Et que le fait que l’idée d’optimisation de la garde-robe soit devenue « à la mode » (sur les blogs et ailleurs) a créé une espèce de « bon goût » de l’épure, du « rangé » à quoi elle ne s’identifie pas/plus.

Dans les commentaires de ce post, j’ai lu beaucoup de critiques envers l’épuration et notamment, ce qui revenait assez souvent, le fait qu’on soit passé d’un phénomène de shopping impulsif à un phénomène de shopping surcontrôlé – et autant chronophage, sinon plus.

Pour moi, l’épuration de dressing m’est apparue salvatrice en me basant sur un principe simple : optimiser sa garde-robe, c’est d’abord penser à ce qu’on veut vraiment avoir dans son armoire et ensuite seulement chercher l’objet convoité en ligne ou en magasin.

Et non plus l’inverse : aller dans les magasins, voir ce qui m’était proposé et me laisser tenter par ce que j’y trouvais. C’est remplacer une certaine forme de passivité dans le shopping par un processus actif de définition et de recherche d’achat.

Sur ce principe, on devrait passer beaucoup moins de temps en magasin, voire plus du tout si on se contente du shopping en ligne – ce que je fais en règle générale pour ma part.

Mais c’est là que le bât blesse : on se rend très rapidement compte, lorsqu’on amorce un projet d’optmisation de garde-robe, que le temps du shopping compulsif est remplacé par temps de la réflexion et de la recherche de la pièce rêvée.

C’est un vrai paradoxe : la simplification de notre dressing (ou de nos objets en règle général), comme son nom l’indique, ne devrait-elle pas rendre les choses moins compliquées ?

Pour ma part, je pense qu’on passe forcément par une phase où on est un peu plus centré(e) sur les achats. Parce qu’au lieu d’acheter sur le moment comme on le faisait avant, on prévoit. Et comme ça n’est vraiment pas simple de trouver de bonnes marques qui proposent des produits de qualité (vêtements et objets divers) à des prix raisonnables et avec les critères que l’on souhaite, cela peut prendre du temps.

Je pense que la clef, c’est d’accepter qu’on ne puisse pas trouver la paire de baskets/chaussures, le pantalon/short que l’on souhaite à un moment M. Mais que, peut-être, on le trouvera dans les semaines voire les mois qui suivent.

Par exemple, quand j’ai commencé à optimiser ma garde-robe, je passais beaucoup de temps à fouiller le net de fond en comble pour trouver la pièce que je cherchais. Et le plus souvent, ces recherches étaient vaines ; je ne trouvais pas. C’est du temps gâché pour beaucoup de frustration au final.

J’ai trouvé quelques astuces pour éviter cette frustration. Ce qui peut-être utile (surtout pour les vêtements), c’est de chercher en avance pour ne pas acheter par dépit quand le moment force la nécessité. Par exemple, commencer à chercher un bon manteau d’hiver dès septembre, quand les collections hiver sont déjà sorties.

Ensuite, j’ai ciblé les marques que j’apprécie – pour leur qualité et leurs prix raisonnables – pour chaque type d’objets et si je cherche une pièce, je vais directement voir dans leur collection en tout début de saison si je peux y trouver mon bonheur.

Le piège dans lequel on peut facilement tomber, c’est, je pense, dépenser toute son énergie et son temps dans cette recherche de dressing qu’on idéalise.

On ne devrait pas en faire une obsession. Certains critiquent l’optimisation de la garde-robe comme un processus chronophage et anxiogène. Et je crois qu’il peut l’être oui, si on se met trop de pression.

C’est aussi pour cela que, personnellement, je ne fais pas de projet « capsule », qui consiste à se créer une mini garde-robe pour chaque saison (environ tous les trois mois). A mon goût (et avec mon tempérament naturel de grande paresseuse), c’est un peu trop compliqué. J’utilise tous mes vêtements toute l’année, j’enlève ou j’ajoute des couches.

[ Par exemple :

Une robe noire + un gilet en cashmere + des collants en laine fine + un manteau d’hiver + une écharpe en laine = silhouette d’hiver

Une robe noire + un gilet en cashmere + des collants fins = une silhouette de mi-saison

Une robe noire (+un gilet en cashmere pour les soirées fraîches) = une silhouette d’été ]

Je comprends tout à fait ceux qui optent pour cette option de capsule pour s’organiser. Le tout, je crois, c’est de ne pas remplacer le temps que l’on gagne en arrêtant le shopping compulsif par le temps pris pour réfléchir/chercher/s’offrir une capsule wardrobe.

Je crois que le plus important, c’est de se détacher de l’idée d’une garde-robe idéale. Et de se détacher d’un intérieur idéal comme de se détacher d’un nous-même « idéalisé ».

Pour moi, le but de la simplification, c’est de s’extraire de ce cercle de l’obsession de l’achat, pas d’en faire le tour en sens inverse. Ne pas remplacer une compulsion par une autre, contrôlée certes, mais toujours là.

Le but, c’est d’arrêter de monopoliser notre attention sur ça et ne plus gaspiller notre temps et notre énergie.

Mais alors, avoir plus de temps, pour quoi faire ?

Là siège pour moi le vrai but de la simplification.

Je crois qu’on oublie que simplifier ses possessions a un véritable objectif final, au délà d’avoir une belle armoire remplie de jolies pièces. C’est de construire un rapport qui n’est plus de l’ordre de la frustration par rapport à ses vêtements et aux objets qui nous entourent.

Les considérer comme ce qu’ils doivent être : des choses nécessaires, utiles, confortables mais qui ne font pas ce que nous sommes.

Arrêter de vouloir suivre « la mode » (même si, évidemment, nos goûts sont forcément influencés par ce que l’on voit tous les jours), c’est entamer un processus de connaissance de soi, de ses propres goûts, de ses préférences. Au niveau vestimentaire d’abord, ce processus peut s’étendre au-delà.

Je pense que cette entrée par la garde-robe est un moyen de réfléchir sur soi et ne mieux se connaître, savoir ce qu’on aime ou pas, ce qu’on a envie de faire.

Cela vaut pour sa garde-robe, cela vaut pour tous les objets en général.

Dans les commentaires sous les posts de Marie, j’ai lu aussi la remarque : « Qui a dit que intérieur vide = vie intérieure pleine ? ». Je suis entièrement d’accord, on peut vivre dans un intérieur minimaliste mais se situer toujours plus dans l’avoir que dans l’être.

Par contre, je pense réellement (ayant moi-même expérimenté l’intérieur surchargé et ensuite l’intérieur simplifié) qu’épurer son chez-soi est là aussi un moyen de gagner du temps. Et ce temps, s’il est utilisé vers ce qu’on aime faire, apporte du bien-être et de l’épanouissement.

Moins d’objets, c’est tout simplement (et trivialement), moins de ménage. Moins de temps à retrouver ce qu’on cherche (le papier administratif qu’on ne retrouve pas à la dernière minute quand on en a absolument besoin, le T-shirt qu’on voulait mettre cinq minutes avant de partir, etc).

C’est aussi moins de temps à ranger. Et de façon générale, moins de temps à entretenir les choses qui nous entourent, plus de temps à se consacrer et à consacrer à ceux qu’on aime.

Un intérieur simplifié ne signifie pas un intérieur froid et impersonnel.

Parce que ce ne sont pas les objets qui font les intérieurs, c’est ce qu’on en fait, ce qu’on y fait et qui ont y reçoit qui apporte la vie à un chez-soi. C’est la lumière et l’espace qui harmonisent le tout : les vides qui mettent en valeur les pleins.

Simplifier, c’est choisir avec conscience. 

Cela vaut pour les objets, cela vaut pour ce que l’on écoute, ce que l’on voit, ce que l’on fait. Simplifier c’est essayer d’arrêter d’être en mode automatique.

Choisir les informations que l’on veut recevoir. Choisir la musique qu’on écoute, choisir ses activités, les films qu’on voit, etc.

Un passage délicat s’opère alors alors pour ceux qui s’aventurent plus loin dans la simplicité : passer du plaisir de la possession aux joies des expériences. Commencer à faire passer l’avoir à l’arrière-plan de sa vie.

Pour ma part, depuis quelques mois, j’ai repris des cours de dessin, une chose dont j’avais envie depuis très longtemps.

J’essaye aussi d’apprendre à vivre chaque tâche de la vie quotidienne comme un plaisir, non comme une besogne dont je dois me débarasser le plus rapidement possible (exemple numéro un : la cuisine quotidienne).

Je choisis avec soin ce que je regarde, les articles et les livres que je lis, la musique que j’écoute. Je ne regarde plus la télévision, à l’exception de certains programmes que j’apprécie (et pas forcément Arte, mais plutôt Top Chef !).

Je me suis découverte des tas d’envies insoupçonnées : apprendre à jouer un instrument de musique, apprendre des langues étrangères, faire de la calligraphie, écrire un roman, etc.

Sur son blog en anglais, Kali, une blogueuse que j’apprécie beaucoup, utilise une expression que j’aime bien en parlant de « grow as an human being », grandir en tant qu’être humain. Ça peut paraître un peu naïf mais je crois que c’est vraiment ce que à quoi mène la simplification.

Tout un programme, n’est-ce pas ?

C’est pourquoi, pour ma part, je refuse de voir la simplification comme un simple phénomène de mode. Je pense intimement qu’elle ne l’est pas. A mon sens, simplifier sa vie, c’est bien plus qu’épingler de belles images sur des réseaux sociaux.

Et vous, qu’en pensez-vous ? À votre avis, la simplification et l’épure ne sont-elles que des modes passagères ou plus que cela ? 

La quête d’un appartement (à louer) - mes conseils

La quête d’un appartement (à louer) : mes conseils

Le mois de juin arrive à pas feutrés et avec lui entrent en scène la fin de l’année estudiantine et la valse à mille temps des recherches d’appartements.

Je crois que chercher un chez-soi qui nous correspond est plus qu’une simple formalité administrative.

On y passe beaucoup de temps, c’est donc vital de s’y sentir bien si on veut y passer de doux petits-déjeuner et de belles nuits (et de joyeux dîners et de beaux week-end).

Le minimalisme c’est choisir avec soin ce qui nous entoure et cela passe aussi par l’endroit où l’on vit, même si on n’y est que de passage.

Ayant traversé l’épreuve de la course au chez-soi récemment (et ayant trouvé belle chaussure à mon pied), voilà les quelques petits conseils que je pourrais donner à celles et ceux qui s’engageraient dans cette bataille immobilière.

Savoir ce que l’on cherche

C’est le plus important. Prenez d’abord le temps de vous renseigner sur quelques sites pour connaître les prix par rapport aux mètres carrés du quartier/de la ville où vous souhaitez habiter. Ensuite, fixez-vous une liste de critères exhaustifs par ordre d’importance pour vous : logement neuf ou non, surface minimum, prix maximum avec les charges, meublé ou non, etc.

Préparer un dossier complet (et joli, s’il vous plaît)

Avec le nombre incalculable de pièces réclamées par les agences et les particuliers, prendre le temps de créer un dossier bien fait avant de commencer toute visite vous en fera gagner par la suite. A titre d’exemple, avec trois garants, notre dossier faisait une soixantaine de pages (oui oui). Rassembler tous les documents et les mettre en page prend du temps, il ne faut pas le sous-estimer.

Une première page avec le récapitulatif des informations importantes (coordonnées et revenus) et en couleur (une feuille A4 à acheter en papeterie ou en magasins de beaux-arts) 1) rendra votre dossier joli 2) pourrait éventuellement faire ressortir votre dossier du lot (littéralement) si vous êtes plusieurs à demander le même logement.

Un petit plus : faire une lettre de motivation. Non, ça n’est pas un entretien mais oui, ça peut faire pencher la balance en votre faveur si votre dossier est un peu bancal (à Paris, aucun dossier n’est jamais assez bon). Vous êtes non-fumeurs, allergiques à la poussière, plutôt casaniers que fêtards ? Vous avez déjà régulièrement versé des loyers auparavant ? N’hésitez-pas à le mentionner.

Créer des alertes sur les sites d’annonces

C’est l’astuce slow de la recherche d’appartement. Eplucher les sites d’annonces immobilières, ça devient vite très chronophage (et décourageant quand on ne trouve pas ce qu’on cherche). Heureusement, la plupart des sites en ligne proposent la création d’alertes.

Le principe est simple : vous entrez les caractéristiques du type d’appartement que vous cherchez et le site se charge de vous envoyer les annonces qui y correspondent sur votre boîte mail en temps réel.
Cela permet aussi d’être très réactif quand une annonce est mise en ligne (la réactivité : la qualité n°1 quand on cherche un appartement à Paris).

Ne pas (forcément) se focaliser sur un quartier précis

On a parfois une idée toute faîte de l’endroit où on voudrait vivre. Cependant, à certains moments, on peut être agréablement surpris en visitant des appartements dans des quartiers – pourtant inconnus jusque là – très agréables. Cerner un périmètre un peu plus large que prévu et exclure les endroits où ne veut pas absolument pas vivre, c’est souvent plus réaliste et plus efficace que de se focaliser sur un endroit bien précis.

Essayer de se projeter

Vide, un appartement peut avoir l’air plus vieillot que lorsqu’il est aménagé. Quand on visite, on a tendance à faire attention aux menus détails car tout se voit dans un appartement nu : la tuyauterie au mur, les prises mal finies, les murs un peu abîmés, etc. Il faut essayer de se projeter et faire abstraction des petites imperfections. A l’aménagement, la plupart du temps, tous ces infimes détails disparaissent.

Faire des concessions (mais pas n’importe lesquelles) …

Il est rare qu’un appartement rassemble tous les critères qu’on a fixé. Il faut souvent faire un choix parmi ceux-ci.

Je pense que certains sont moins essentiels que d’autres. Par exemple, l’importance de la surface n’est pas toujours un critère absolu. Un petit 30m2 bien agencé peut avoir l’air plus grand qu’un 40m2. Un appartement au dernier étage sans ascenceur peut valoir la peine (après tout, on ne monte les escaliers qu’une à deux fois par jour et en plus, on a le bonheur de ne pas avoir de voisins au-dessus).
Par contre, un espace très peu éclairé ou avec un vis-à-vis proche peut vite se révéler être un mauvais choix pour la vie quotidienne.

… tout en restant intransigeant sur certains points 

Fixez-vous quelques critères essentiels et soyez fermes là-dessus. Personnellement, je m’étais fixée quelques « absolus » pour l’intérieur de mon nouveau chez-moi : des murs clairs, du parquet et de la lumière. Il faut rester souple tout de même : même si la peinture est un peu défraîchie et que le parquet est un peu rayé, ça n’est pas bien grave.

Si l’appartement que vous visitez vous semble assez bien mais ne répond pas à ces critères essentiels, passez à autre chose. On peut avoir peur de laisser s’échapper un appartement qui nous plaît moyennement lorsqu’il remplit un certain nombre de caractéristiques souhaitées. Mais prendre un appartement par peur de ne (peut-être) pas trouver mieux, c’est une décision fertile pour les regrets.

Enfin (et surtout) : ne pas désespérer.

Ne laissez-pas les oiseaux de mauvais augures vous dire que « ouh, cela va être difficile » car en vrai, quand on est bien préparé, trouver un joli appartement, c’est beaucoup simple qu’on le ne croit (même à Paris). Et si cette petite perle rue Marguerite vous échappe, prenez-vous une longue respiration et dites-vous que très certainement un autre joyau vous attend à la prochaine visite.

Voilà donc un article très terre-à-terre. Mais pour que l’esprit se développe – car on le sait bien, il est comme les fleurs – il lui faut de la lumière, de l’espace, et un écrin bien à lui où l’inspiration saura venir le trouver. Pour s’envoler en pensées, on doit donc parfois d’abord partir du sol : )

Et vous, avez-vous des astuces pour trouver un doux chez-soi sans encombres ? 

Mon déménagement minimaliste

Mon déménagement minimaliste

Je viens d’emménager dans un nouvel appartement (ce qui explique également l’absence très (très) prolongée d’ici, hum hum). Un 30m2 avec vue sur les toits d’une petite rue du 7ème arrondissement de Paris.

Entre les recherches, le dossier à constituer (et pour Paris, ce n’est pas un vain mot), les démarches administratives et les nouveaux achats, j’ai l’impression que ce déménagement a occupé toute la place disponible dans mon esprit ces dernières semaines.

Si j’ai ouvert ce blog, c’est parce que je voulais donner des conseils concrets, des choses que j’avais expérimentées tout au long de mes démarches de simplification, des réponses que je n’ai pas trouvées ailleurs. Ici, je partage mes conseils mais aussi mes doutes et parfois mes échecs et les leçons que j’en tire.

Simplifier, ça n’est pas faire un grand tri et hop ! tout est réglé. C’est un processus long, très long et « une hygiène de vie » comme l’avait  bien analysé Balibulle ici.

Mon objectif en changeant d’appartement était de faire le déménagement le plus minimaliste possible et d’éviter de gaspiller.
Voilà ce que j’ai appris : c’est difficile.

Je suis restée deux jours avec toutes mes possessions (et celle de mon amoureux) entassées dans un coin (ou plutôt, un tiers) de mon ancien salon. Radical pour voir honnêtement tout ce que l’on possède.

Et dire qu’il est encore loin le moment où je pourrais vivre avec le contenu d’un sac à dos est un véritable euphémisme. Même si ça n’est pas du tout mon objectif, il est parfois bon de rappeler le chemin qui mène à la simplicité est ce qu’il est, c’est-à-dire une longue route, cahoteuse, pleine d’obstacles et de détours. La perfection n’est pas de mise, je crois même qu’elle n’est pas envisageable sur cette route.

Je possède beaucoup de choses. Peut-être moins que d’autres mais quand même, un certain nombre. Par contre, en déménageant, j’ai pu garder que ce qui m’était propre et rester entourée des choses que j’avais choisies délibérement. Je pense que l’important n’est pas le nombre d’objets que l’on possède mais réellement la relation qu’on entretient avec leur possession.

Aujourd’hui, même si je n’atteindrais probablement jamais une liste de 100 objets (qui a décidé de ce nombre arbitraire d’abord ?), je peux dire que je me sens bien avec ce que je possède. Chaque objet (ou presque) remplit une fonction à la fois utilitaire mais aussi esthétique. C’est le but que je m’étais fixé.

Voilà les quelques conseils que je pourrais vous donner si vous voulez essayer de déménager de façon minimale.

1) Pas (forcément) besoin de cartons

On a tous des valises, sacs à dos ou sacs en toile. Il n’est pas forcément nécessaire de faire la chasse aux cartons. Par ailleurs, vos objets du quotidien peuvent servir à transporter vos affaires si vous parcourez une petite distance (un déménagement dans la même ville par exemple).

Les vêtements ? Tous ont tenu dans une grande pochette de carton à dessin format raisin. La vaisselle ? Dans les sacs en toile pour faire les courses. Etc. Bref, en faisant cela, on s’évite la corvée pliage-emballage-scotchage-déballage des cartons de déménagement et le gâchis de la matière première.

2) Réduire le mobilier et privilégier les meubles multi-usages

A Paris, il y a une chose plus rare qu’un jour sans pollution : l’espace. Ne pas surcharger votre appartement est quelque chose d’essentiel si vous voulez vous y sentir bien (et pouvoir danser un pas de deux dans votre salon ou dans votre chambre).

Par exemple, nous avons fait le choix de ne pas mettre de tables de chevet dans la chambre ni de table basse dans le salon. Nous avons une lampe clipsable sur le rebord du lit et les livres/téléphones sont posés par terre pendant la nuit. Et des tabourets servent de tables d’appoint dans le salon.

On peut aussi privilégier les meubles qui peuvent servir pour plusieurs fonctions : un double bureau sur trepieds qui peut faire office de table à manger quand on reçoit, des tabourets qui servent aussi de tables d’appoint et d’escabeaux pour accéder aux placards en hauteur.

Ou encore détourner les usages : récupérer un écran d’ordinateur, le brancher à une enceinte pour en faire une télévision au son parfait. Ou encore prendre un petit escabeau en bois brut pour en faire un meuble pour la télévision.

Nous vivons à deux dans un 30m2. Cela peut sembler peu. Pourtant, grâce à la structure bien agencée de l’appartement, à la lumière très présente et aux peu de meubles et d’objets, on y vit de façon très confortable et les mètres carré semblent se dédoubler. 

Pour les meubles, il vaux également mieux privilégier le bois brut.

D’abord, c’est moins cher et en plus, moins polluant ; les colles utilisées pour les meubles en contreplaqué sont les premières génératrices de pollution intérieure, plus nocive encore que la pollution de l’air extérieur.

3) Peu de décoration

Si vous achetez de beaux meubles dont les couleurs s’harmonisent entre eux, la décoration comme on peut l’entendre n’est peut-être pas aussi nécessaire que ce que l’on pense. De beaux objets du quotidien (une théière en porcelaine, de beaux magazines, des porte-documents en bois) apportent une touche visuelle esthétique suffisante et bien plus apaisante que les bibelots ou les tableaux ne sauraient le faire.

Et je crois qu’il vaut mieux sélectionner avec soin l’appartement en lui-même (un beau parquet ancien, des murs blancs, une bonne exposition) que dépenser dans de la décoration superflue. La plus belle des décorations ne pourra pas égayer un écrin triste. Si cela vous intéresse, j’avais écris ici et ici deux articles sur l’aménagement minimaliste d’un intérieur.

Personnellement, je n’ai racheté qu’un plaid pour le canapé (de la boutique NordbØ, à 34 euros et une lampe clipsable de chez Merci à 20 euros).

Par ailleurs, le coût d’un déménagement est déjà très lourd (surtout si comme moi vous passez d’un meublé à un non meublé), donc pas besoin d’en rajouter en dépensant de l’argent pour des bibelots pas très utiles au final.

4) S’inspirer avant d’acheter

Mon meilleur ami pour cela (et le votre aussi je pense) : Pinterest. Je collecte depuis quelques années toutes les photos d’intérieurs qui me plaisent ici. Je me suis également inspiré de quelques blogs dont j’aime beaucoup les intérieurs ici, ici et.

Personnellement, l’aménagement de notre appartement s’est fait dans des tons neutres et dans un style plutôt scandinave : des meubles en bois brut clair, du gris, un peu de blanc et de noir. D’abord par goûts et par préférences (mon amoureux et moi préférons tous les deux ce style) mais aussi pour ne pas se lasser.

Certains trouveront ça impersonnel, froid ou pas assez coloré, moi c’est un style qui me correspond parfaitement ; j’aime et je m’y sens bien.

Mon regret pour ce déménagement : n’avoir pas plus acheté d’occasion. La raison ? Sans véhicule et déménageant dans un appartement situé au 5ème étage sans ascenseur, concrètement, il m’était presque impossible de ne pas passer par la livraison à domicile de certains meubles et du gros électroménager. Et malheureusement, cela génère pas mal de déchets.  

Pour le double bureau, nous avons acheté une planche en bois brut chez Leroy Merlin (que nous avons fait découper là-bas) puis des tréteaux (BHV). 

Pour les petits meubles et pour le lit, je suis allée à Ikéa. Je ne connais pas d’autre enseigne qui fasse des meubles en bois brut clair à si bon prix et même si je trouve que la qualité de leurs autres meubles peut laisser à désirer, je suis satisfaite de ceux dont j’ai fait l’acquisition.

Déménager, c’est aussi l’occasion idéale pour trier. Surtout si vous savez que vous devrez transporter vos affaires sur cinq étages : on prend tout de suite plus rapidement la décision de se séparer d’un objet inutile !

J’étouffais clairement dans mon meublé un peu sombre ; on néglige l’importance de se sentir bien chez soi. D’autant plus, je pense, à Paris où le rythme de la vie peut être assez intense. Habiter dans un appartement que l’on a choisit avec des meubles que l’on a sélectionné avec soin et avec de beaux objets que l’on a rigouresement trié, c’est un véritable apaisement. 

J’aime beaucoup voir ce genre d’articles sur les intérieurs des blogueurs que je lis, j’espère que vous apprécierez de votre côté cette petite incursion dans mon nouveau chez-moi.

Je vous retrouve dans quelques jours pour un article de conseils sur la quête d’un appartement à louer à Paris (oui, ce n’est pas une quête impossible !).

Et vous, avez-vous des conseils pour déménager de façon minimaliste ?